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EGLISE APOSTOLIQUE TRADITIONALISTE DE BELGIQUE

Origine du christianisme en Belgique

   En Belgique, le christianisme se développe d'abord en milieu urbain sous l'action de Saint Servais,l'évêque de Tongres ( vers 350 ).  Toutefois dans les campagnes,les Belges restent fidèles aux cultes celto-romains. Dans les villes où le christianisme triomphe, il calque son administration sur celle des Romains : Un archevêque par province , un évêque par cité. La première évangélisation du pays se perd dans la brume. Elle date du temps des Romains. Une seule figure se détache, celle de saint Servais. On en connaît peu de chose. On ne sait d'où il était ; il apparaît soudain, évêque de Tongres. C'était l'époque des controverses ariennes. On croit identifier Servais au concile de Sardique en 343, parmi les évêques qui soutiennent Athanase et défendent l'orthodoxie. Au concile de Rimini, en 359, il est cité, sans doute possible. Les ariens avaient l'appui de l'Empereur. Servais était à la tête de l'opposition orthodoxe. Ils n'étaient pas nombreux, << mais plus réduit était leur nombre >>,raconte Sulpice Sévère, << plus grand était leur courage. Les plus tenaces étaient  Phebadius, évêque d'Agen, et Servatio, évêque de Tongres.>> Phebadius finit par céder; Servais reste seul. Il est indépendant et obstiné . Mais finalement les Grecs rusés leur proposent une formule subtile, où l'hérésie se cache sous des mots qu'on peut comprendre dans un sens orthodoxe. Servais se laisse manoeuvrer et signe. Nous sommes plus fermes que retors...Servais est droit, simple, ferme. Ainsi restera notre peuple et notre foi. Servais repose à Maastricht,en terre limbourgeoise.

                                                         

    Le pays naturel de Belgique est plutôt la Belgique de César, la région des trois fleuves, l'Escaut, la Meuse, le Rhin, ce grand pays de plaine, bordé par le Sud, et qui s'étend du Bas-Rhin au delà de la Somme.                                               

                                                 

    La première évangélisation de la Belgique date de la fin de la domination romaine; le nom de Servais est le seul qui reste entouré de quelque précision. D'autres noms conservés par des traditions locales, noms de martyrs surtout, ne sont que de purs noms entourés d'une brume absolue. A la chute de l'Empire romain, l'évangélisation de la Belgique était loin d'être achevée. L'arrivée des Francs marque une période de désordre, un recul de la civilisation et de la foi, un arrêt de l'évangélisation. Les sièges épiscopaux subsistent, et quelques grands évêques luttent contre le courant, mais sur le territoire de la Belgique actuelle, il n'y a d'évêques qu'a Tongres et à Tournai. Plus au Sud, Arras, Cambrai, Noyon et Thérouannes sont les centres chrétiens dont dépendent la plus grande partie de nos provinces.                                                  

 

     Dans la seconde moitié du VI° siècle, l'oeuvre de l'évangélisation reprend, soutenue par les princes mérovingiens. Les évêques sont aidés dans leurs tâche par des missionnaires du dehors, surtout acquitains et irlandais , et les monastères commencent à jalonner le pays. Le VII° siècle et la première moitié du VIII° siècle forment la période décisive. A partir de 750 environ, la Belgique peut être dite chrétienne. Les évêques sont à peu près les seuls saints de ce temps sur lesquels on possède des renseignements suffisamment étoffés pour que leur physionomie se dégage de l'anonymat des légendes pieuses qui passent d'un saint à l'autre. Ce sont des hommes d'action, des administrateurs et des apôtres parcourant sans relâche les régions confiées à leur zèle. L'histoire de Mérovingiens est marquée par l'émergence d'une forte culture chrétienne parmi l'aristocratie, l'implantation progressive de l'Eglise dans leur territoire et une certaine reprise économique survenant après l'effondrement de l'Empire romain. ( Epoque Mérovingienne : V°siècle > milieu VIII° siècle )

 

 

    Beaucoup moins de saints appartiennent à l'époque carolingienne. Entre 750 et l'an mille nous n'en connaissons qu'une petite vingtaine. Pour le XI° siècle et le premier quart du XII° , leur nombre paraît être d'une dizaine. Faut-il en conclure à un affaiblissement de la ferveur, après un épanouissement sans lendemain ? Il ne le semble pas, car à prtir de la fin de l'époque carolingienne, la Belgique apparaît comme une des terres les plus chrétiennes de l'Europe. Dès avant l'époque des croisades,...le sentiment religieux est plus puissant, semble-t-il en Belgique, qu'en aucune autre partie de l'Europe. Il s'empare des âmes si complètement que, pendant tout le moyen âge, les populations des bassins de l'Escaut et de la Meuse ne cesseront plus de se distinguer par l'ardeur de leur foi et la sincérité de leur piété. Les abbayes ,en particuliers, exerçaient sur la foule un charme incroyable. La noblesse partageait la dévotion du peuple. Les deux plus puissantes maisons féodales de l'époque, celle d'Ardenne et celle de Flandre, se caractérisent autant par l'énergie et l'esprit guerrier de leurs membres, que par leur enthousiasme religieux. Godefroid le Barbu meurt dans une robe de moine, Robert le Frison est en rapports avec Grégoire VII, et  nous apparaît comme le plus dévoué des partisans de l'Eglise au moment où s'ouvre la guerre des investitures. Les simples chevaliers n'ont pas une foi moins vive que celle de leurs suzerains. Terre de chrétienté, la Belgique est aussi un des pays où la foi reste le plus exclusivement religieuse, sans mélange de politique. Le catholicisme a imprégné la vie la plus profonde de la race; mais il n'a jamais été lié comme ailleurs,à des vues d'hégémonie politique ou de propagande nationale. Cette résonnance propre du sentiment religieux s'affirme dès le temps des Croisades. Le croisé lotharingien apparaît comme le croisé par excelllence, et ce n'est pas sans raison que, dans l'imagination populaire, Godefroid de Bouillon est resté le type le plus accompli du serviteur du Christ. La Belgique resta pendant plus d'un siècle une pépinière de croisés et continua de se couvrir d'abbayes. La seconde croisade y excita un tel enthousiasme que certaines localités virent, dit-on, émigrer la plus grande partie de leur population mâle. Thierry d'Alsace alla quatre fois en Terre-Sainte, Philippe d'Alsace y mourut en 1191, Baudouin IX joua dans la quatrième croisade le même rôle que Godefroid de Bouillon dans la première.

 

 

            Ne germe-t-il pas quelque chose dans les âmes ? Une Belgique mystique ne se forme-t-elle pas, dans une élite plus purement spirituelle, fournissant aux âmes prêtes à l'aventure spirituelle, aux âmes où se retrouve la tradition de sainte Marie d'Oignies, l'atmosphère nécessaire au plein épanouissement de leurs richesses intérieures?

 

             La Belgique présente ,dès le moyen-âge, l'image d'une vie familiale heureuse et de familles unies. Une vie familiale si ordonnée que le jeune homme où la jeune fille désireux de se donner à Dieu ne sent pas le besoin de réagir contre la famille. La vocation religieuse ne cause pas de rupture.

 

Tradition chrétienne.

      La seule institution religieuse importante qui ait vu le jour en Belgique, au moyen-âge, est celle des béguinages. Institution profondément caractéristique du génie national : elle n'a pas de fondateur, à peine de règle, et elle s'est développée progressivement comme un arbre qui pousse. Dès la fin du XII° siècle, on désigne sous le nom de béguines, des femmes pieuses de toutes sortes dont les unes vivent dans le monde, consacrées à Dieu, et dont les autres forment des communautés dépendant de monastères comme celle où sainte Marie d'Oignies termine ses jours. Ces béguines ont souvent une grande influence. Lorsque Gobert d'Aspremont entre à Villers, c'est une béguine de Nivelles qui l'a mis en rapport avec l'abbaye, et nous avons vu sainte Julienne de Cornillon se lier d'amitié avec la béguine Isabelle de Huy qui se joint à elle à Cornillon et l'accompagne ensuite à Namur.Après leur départ de Liège, Julenne et ses compagnes forment à leur tour une communauté de béguines. Par la suite, l'institution des béguines se régularise ; les béguines se groupent dans des << cours >>, sortes de villages de béguines, qu'on appelle béguinages, y forment des paroisses soumises à un règlement qui ressemble à une règle religieuse ; mais elles ne deviennent pas, pour autant, des religieuses. Ce sont des femmes pieuses vivant en groupe, acceptant une certaine discipline sous la direction d'une supérieure, mais sans faire de voeux, gardant la disposition de leur fortune, libres de leurs occupations. Ce genre de vie donne les garanties nécessaires à une vie consacrée à Dieu sans imposer de contraintes dépassant les exigences strictement indispensables au recueillement.

                                                                                                                                                                                                                                   Aux béguinages, on peut ajouter les " Frères Cellites " et les " Soeur Noires " ou "" Soeurs Grises " qui apparaissent au XIV° siècle, frères et soeurs vivant en communauté avec un minimum de règle et se consacrant aux bonnes oeuvres. Les uns et les autres soignent les malades à doicile. << Cette institution paraît propre à l'ancienne Belgique >>

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Anciennes Abbayes belges supprimées à la Révolution française

Stavelot et abbaye
800px abbaye de saint gilles liege interieur
1024px la chartreuse de liege
Abbaye xvi

Date de dernière mise à jour : 24/07/2017